Les bruits de marteau, de perceuse et de grue qui résonnent dans les rues, c’est devenu monnaie courante en ville. Pourtant, ces nuisances sonores peuvent avoir de réelles répercussions, tant pour les riverains que pour toi, qui travaille sur des chantiers. C’est un problème qui mérite d’être pris au sérieux ! D’autant plus lorsqu’on sait que l’OMS définit le bruit comme étant la « seconde cause de maladie derrière la pollution atmosphérique », parmi les facteurs environnementaux.
Les nuisances sonores des chantiers, un vrai casse-tête en ville
Parmi les nuisances les plus importantes prises en compte par l’OMS, il y a les bruits de voisinage, mais aussi les bruits de circulation et ceux liés aux chantiers. En tant qu’artisan du bâtiment, ce sont des nuisances que tu connais bien… Ce sont ceux qui te génèrent du stress lorsque tu es en déplacement, coincé dans les embouteillages ou encore ceux qui te font mal à la tête après les avoir entendus sur le chantier toute la journée. Alors oui, les bruits de chantiers sont réglementés. Mais en pratique, l’application n’est pas si simple et les dérives trop fréquentes.
Des décibels à la pelle
Selon l’Organisation mondiale de la santé, une exposition prolongée à des niveaux sonores supérieurs à 55 décibels peut avoir des effets néfastes sur la santé. Or, sur les chantiers, les niveaux peuvent grimper jusqu’à 100 décibels, voire plus. Pour donner un point de comparaison, le bruit d’un marteau-piqueur à 7 mètres se situe autour de 95 décibels. Une exposition à un tel niveau sonore pendant une journée de travail peut donc avoir de lourdes conséquences. Il faut t’en préserver !
Comment réduire les nuisances sur chantier ?
Première étape : identifier toutes les sources de nuisances sur lesquelles tu peux jouer. Et elles sont plutôt nombreuses : engins et matériels bruyants (pelles, compresseurs, brise-béton, etc.), les activités de démolition, de terrassement ou de gros œuvre, le trafic de camions et de véhicules, les éclats de voix, etc.
Ensuite, essaye de réduire ces nuisances à la source en fonction de tes capacités et de la phase d’avancement de ton chantier.
- Sélection d’engins et de matériel de chantier les moins bruyants possible. À performance égale, les modèles insonorisés ou électriques sont à privilégier.
- Formation sur certaines techniques de construction qui peuvent permettre de réduire les nuisances sonores comme l’utilisation de pieux forés plutôt que battus, de béton autoplaçant, ou encore de matériaux prédécoupés en atelier.
- Organisation temporelle du chantier (un levier important pour réduire les nuisances !) Il faut adapter les horaires d’utilisation des engins les plus bruyants en fonction du voisinage (zones résidentielles, écoles, hôpitaux, etc.).
- Positionnement stratégique de certains éléments du chantier, comme les baraquements ou les zones de stockage, ce qui peut servir d’écran acoustique et limiter la propagation du bruit.
- Utilisation du capotage acoustique (envelopper moteurs et pièces tournantes pour en réduire le bruit).
- L’installation de palissades anti-bruit sur chantier.
Et bien sûr, on ne t’apprend rien : il faut se protéger ! Le port d’équipements de protection individuelle adaptés comme des casques ou des bouchons d’oreilles est un indispensable, à mettre en œuvre de façon systématique.







