Le secteur du bâtiment en France, avec ses 25 % des émissions nationales de gaz à effet de serre (GES) et ses 37 % de la consommation énergétique annuelle (chiffres ADEME), est au cœur des préoccupations environnementales. Pour atteindre les objectifs climatiques, il est indispensable de réduire l’empreinte carbone de ce secteur grâce à des solutions durables. On t’explique.
Les chiffres clés à retenir en 2024 sur les émissions de CO² en France
Le secteur du bâtiment est une des principales sources d’émissions de CO₂ en France. Le béton, matériau couramment utilisé, illustre bien ce problème : une tonne de ciment produit environ 900 kg de CO₂, et un mètre cube de béton émet environ 1 tonne de CO₂e !
💡 En plus de ça, la consommation énergétique élevée des bâtiments représente environ 37 % de l'énergie totale consommée en France.
Quelle consommation énergétique pour les bâtiments ?
Les bâtiments consomment environ 474 TWh d’électricité par an, soit près de 3 % de la consommation totale d’électricité du pays. Les émissions liées à cette consommation sont estimées à 13,5 millions de tonnes de CO₂e, représentant 0,4 % des émissions totales de la France.
Cette consommation énergétique élevée souligne l’importance de l’efficacité énergétique et de la réduction des émissions dans ce secteur. Mais comment on fait pour ça ? 🤔
Quelles mesures prendre pour réduire son empreinte carbone en chantier ?
Réduire les émissions avec la mobilité douce et la valorisation des déchets
Les chantiers eux-mêmes peuvent être plus écologiques grâce à ces mesures plutôt simples (si tant est qu’on ait la motivation de les mettre en place !) :
- Utiliser des engins électriques : réduire l’utilisation des énergies fossiles en optant pour des engins de chantier électriques. Ces véhicules peuvent réduire les émissions de CO₂ de 50 % par rapport aux engins diesel traditionnels, tout en diminuant significativement le bruit et les vibrations sur les chantiers.
- Mieux valoriser les déchets : il est super important de recycler les déchets de chantier. Actuellement, un objectif de valorisation fixé a été fixé à 70 % par la réglementation européenne, mais n’atteint que 50 % en pratique. Pourtant, les déchets peuvent ensuite être réutilisés en remblai, par exemple !
- Economiser l’énergie : la consommation énergétique des chantiers peut également être optimisée en utilisant des sources d’énergie renouvelable et en améliorant l’efficacité des équipements utilisés. Par exemple, les bases vies des chantiers peuvent être alimentées par des sources d’énergie renouvelable pour réduire leur impact environnemental.
- Optimiser les transports : mutualiser les transports et privilégier l’approvisionnement local pour réduire les émissions liées aux déplacements, c’est important. Et sur ce sujet on s’y connaît : utiliser une mobilité douce comme le vélo pour la livraison de produits et d’outils de chantiers, c’est polluer à moindre mesure ! Selon une étude des Echos, utiliser un vélo tous les jours, c’est jusqu’à 84 % d’émissions en moins. Et ça, chez Dooitch, on l’a bien compris💪
Pour finir
Réduire l’empreinte carbone du secteur du bâtiment en France est essentiel pour notre avenir. Avec des mesures simples comme l’utilisation d’engins électriques, la valorisation des déchets et l’optimisation des transports, on peut faire une réelle différence. Ensemble, on peut rendre nos chantiers plus écologiques et durables. N’oublie pas, chaque geste compte pour un avenir plus vert !
*Source des données chiffrées : Ademe Wearegreen